Ancrer des routines et rituels quotidiens réguliers
Plus je vieillis, plus j’en ai besoin. Et de quoi ? De petits rituels quotidiens. Des gestes réguliers qui donnent au rythme du jour un ordre. Et à l’époque de la procrastination numérique, ils sont nécessaires comme jamais. Et oui, même nous les quinquagénaires restons parfois allongés sur les réseaux et nous nous laissons absorber. Alors une telle routine quotidienne, on la chercherait.
Nous avons tous besoin de ces routines quotidiennes
Que nous soyons des gars heureusement mariés, ou divorcés. En couple, avec une famille, ou seuls. Seuls ou menant une vie sociale animée. Sans routines régulières, la vie nous file en quelque sorte entre les doigts. Pour quelqu’un elles peuvent être un chemin hors de la solitude, pour quelqu’un un chemin vers sa propre solitude et un temps intentionnel pour soi et avec soi.
Et c’est surtout le manque de temps, qui nous manque souvent pour nous. Souffler hors de cette course dans la roue, fermer la porte, ou inspirer sous les cimes des arbres dans un parc. Éteindre et ne pas penser à l’entourage, à la famille, à la relation ou au travail. Le café du matin, la clope, le portable, Insta, les photos, les vidéos, … et ça part. Et nous voilà là où ça ne devrait pas. Selon moi en tout cas.
Et si ces moments, où je suis seul avec moi, où personne ne m’emmerde et ne m’ennuie, je les utilisais pour introduire quelque chose de régulier. Pour introduire quelque chose qui m’aidera durablement sur le corps et sur l’âme ? « Faire d’une pierre deux coups ? »
Toi aussi tu n’arrives pas à te forcer à t’entraîner régulièrement ?
La question classique, actuelle de février à décembre. Quand les résolutions du Nouvel An retombent. Ici je vais me concentrer plutôt sur la partie masculine de la population, parce que je pense que nous les gars, nous le percevons un peu autrement que les femmes.
Le regard quotidien dans le miroir, pomper les biceps, rentrer le ventre et le souffle et puis expirer. Et tout ça 100 fois et nous avons une silhouette de rêve. Ha ha. Puis sur le canapé deux cafés du matin, checker les nouveaux exercices sur Insta, se copier plusieurs nouveaux liens vers des séries d’exercices dans les notes du portable. Parce que ces exercices je vais les faire à cent pour cent et je commence dès demain. En tant que gars, la dopamine bosse, vraiment une bonne sensation.
Seulement le lendemain c’est la même chose, avec le seul changement que je suis de plus en plus en colère contre moi, parce que je ne l’ai encore pas fait. Ce cercle vicieux. On le connaît un peu tous, non ? Simplement la tête voudrait, le corps en a besoin comme du sel, mais toujours quelque chose nous empêche d’y aller à fond. Régulièrement. En routine.
Tu connais ça aussi ? Ces excuses :
- « Mais moi le matin je n’y arrive pas, j’ai juste le temps du café et je file. »
- « Tout me fait mal. »
- « J’ai déjà choisi tous les exercices, mais je ne sais pas par où commencer. »
- « Mais je m’entraîne, la semaine dernière la dernière fois je suis allé au développé. »
- « Pas le temps, pas le temps, pas le temps. »
Laisse tomber la marche de fond, fais seulement un petit pas
J’admire les gens qui arrivent à tenir une routine dans la vie. Surmonter ce malaise, cette mauvaise humeur et y aller chaque jour. Parce qu’ils savent très bien qu’une telle routine ou rituel quotidien les aide à un meilleur bien-être psychique, à un chemin de vie et les aide à tenir plus fermement les pieds sur terre. Comme on dit :
"Un esprit sain dans un corps sain"
Je connais une série de gars qui sont arrivés à ces routines en rampant et à travers les peines de leur propre inconfort. Comme d’habitude ce n’était pas une blague. Ils ont toujours abandonné plusieurs fois, mais je les admire d’avoir recommencé et tenu.
Sur internet, dans les livres malins, sur les réseaux, il y a des centaines et des centaines de conseils et d’idées malins. Comment assembler un tel entraînement régulier. Quelle appli mobile utiliser et laquelle d’entre elles marche absolument. Mais pourquoi ne les utilisons-nous jamais et ces conseils s’évaporent ? Personnellement je pense que c’est parce qu’il y a trop de choix. Nos cerveaux sont déjà saturés et nous ne savons pas par quoi commencer. Quel exercice est le meilleur, quelle répétition et durée d’entraînement la plus adaptée. S’entraîner, s’étirer, sauter, comme ci ou comme ça.
Et parce que nous les hommes sommes des êtres sociaux, ça nous marche toujours, ce que font les potes du café, du club ou de la bande. On croit aux potes, ça leur marche, donc ça marchera aussi pour moi. Et pourquoi pas ? Et de quoi je parle ? Quelques exemples pour tous, quels rituels et routines marchent pour moi, mes potes et mes connaissances.
Sa propre série d’exercices, il la fait depuis 50 ans
J’ai une connaissance qui a aujourd’hui presque quatre-vingts ans. Il marche sans canne, pas sûr. Bien sûr il prend déjà des cachets pour tous les possibles bobos, prostate comprise, mais le temps pour le volley avec les potes il se le fait chaque semaine et de temps en temps il va aussi pour cette bière. Du volley à quatre-vingts ans ? Chapeau. Et il n’a jamais été un sportif de haut niveau. Mais un employé de terrain.
Petr a déjà depuis 50 ans une série d’exercices, moitié étirements, moitié yoga et exercices Sokol ensemble. Avant il faisait cette série en 10 minutes et c’était fait, aujourd’hui sous vingt minutes il n’y arrive pas. Mais bon, l’important c’est qu’il la fasse. Et ces 20 pompes pures, … Avouons-le messieurs, qui les fait aujourd’hui même à cinquante ans ?
Si on s’imagine. Chaque jour 20 minutes d’exercice. Mettons-y des squats, des pompes, des crunchs, des étirements pour le dos et les jambes, des levées de jambes, des exercices en chat et toutes sortes de torsions. Rien de compliqué. Mais il le fait chaque jour. Chaque jour !
Et ce qui est important, c’est bien ancré dans le temps. Il s’entraîne toujours avant le café du matin. Toujours, sans exception. Il met l’eau à chauffer pour son turc du matin (café turc, au passage aussi un rituel) et va s’entraîner. C’est-à-dire, imagine. Tu prends le café moulu parfumé, une cuillère dans le verre. Puis tu verses l’eau dans la bouilloire et tu cliques le chauffage. Et c’est l’ancre. À ce moment il a le temps, avant que l’eau bouillie se calme et refroidisse comme il faut. Pendant l’entraînement il verse le café et continue. C’est le vrai temps pour son exercice quotidien. Il s’entraîne chaque jour.
La promenade pour le journal a été remplacée par la promenade pour le pain croustillant du matin
J’adore le pain croustillant du matin. Peu importe que ce soit un petit pain, du pain ou un gâteau au pavot. Simplement cette odeur et le goût frais. C’est l’extase. Je crois que la plupart d’entre vous l’avez similaire. Un autre ami a fondé son rituel du matin sur le pain. Il se lève tôt, aussi pour le travail. Avant il allait chercher les journaux imprimés, aujourd’hui il part sur son parcours vers le pain frais. Les infos, il les a déjà dans le portable.
Et grâce au fait qu’il a le matin, grâce au lever tôt, du temps, il s’est fait une routine régulière et marche toujours le même parcours. Aller et retour. En tout ainsi chaque jour il fait 6 kilomètres. Il discute avec les promeneurs de chiens, vérifie les arbres en chemin, parfois ramasse un déchet et le jette à la poubelle. Il découvre les nouvelles. C’est aussi une sonde sociale dans la vie de l’entourage et de la communauté. Il croise chaque jour les mêmes gens. Ils se connaissent. Ils s’occupent de leurs parcours et les aiment.
Chaque jour, avant de croquer dans le pain frais. Et peu importe s’il y a du soleil, s’il gèle, s’il pleut ou s’il neige. Sur le portemanteau dans le couloir il a prêt l’imperméable, le parapluie et les chaussures adaptées. Il part toujours. Ça fait partie de lui. Le pain, c’est son ancre.
50 pompes dans la salle de bain après le rasage
Un autre ami, mon entraîneur de karaté, fait chaque jour dans la salle de bain 50 pompes. Appuyé au mur ou au lavabo à un angle de 45 degrés. Donc ce sont ces pompes un peu plus faciles. Il file déjà vers la cinquantaine et ça roule chaque jour, depuis que je le connais.
Et son ancre c’est le temps depuis le claquement de la porte de la salle de bain, selon ses mots « constater que je vis encore » et saluer « ce monsieur étranger dans le miroir ». Jusqu’après le rasage du stubble. Entre les deux il se fait ces 50 pompes et n’y pense plus du tout. Il l’a intégré comme le rasage, le coiffage ou le brossage des dents. Son corps et sa tête le prennent déjà comme une évidence.
50 contractions des fesses pendant le brossage des dents
On sait un peu tous ce qu’est le plancher pelvien. Les gars savent que la prostate sait aussi bien nous embêter. Et ainsi les conseils malins nous disent, entraînez le plancher pelvien, contractez le derrière. Alors la prostate ne vous embêtera pas autant. Ouais. Mais quand ? Simplement au moment où tu te brosses les dents le matin. Dans ce cas l’ancre est le moment du brossage du matin. Que ce soit debout au lavabo ou dans la baignoire. C’est à toi, quel rituel de nettoyage tu aimes. Mais compte jusqu’à cinquante, lentement. Et serre à chaque fois les fesses et rentre le ventre et le plancher pelvien. Chaque jour 50 fois. Tes dents seront propres comme le marbre et toi les gars vous aurez une silhouette plus ferme et au lit vous tiendrez un peu plus longtemps ;-)
Faire seulement un pas, ancrer et tenir
De ces quelques exemples je sais pour moi-même que ça marche. Il faut choisir seulement ce que l’on tient dans la tête et dans le corps. Pas de défis de maître (ceux-là viendront peut-être ensuite tout seuls). Ancrer l’activité à un moment quotidien régulier. Du brossage des dents, du rasage, de l’habillage, du chemin au travail ou du travail. Et puis tenir, serrer les dents. Et tranquillement même te gueuler dessus : « Tu vas y arriver, idiot, pas question d’abandonner, putain ». Et tout à coup ça ira.
Et quand tu te crées lentement de ces routines quotidiennes et que tu en ancreras davantage, tu crées ainsi ton système, tout à coup ça travaillera mieux dans ta tête et avec les sensations sur le corps et l’esprit ce sera aussi nettement mieux. Essaie. Moi j’ai les routines ci-dessus copiées des potes, écoutées au café ou en bande. Essaie par exemple celles ci-dessus, ou exprès lance autour d’une bière le sujet, quelles routines ont tes connaissances. Et je crois qu’il y en aura une belle série.