Je suis une femme, pas un robot. La force des cycles féminins comme chemin de retour à soi
Combien de fois dans ta vie as-tu serré les dents et es-tu allée bosser, alors que tu aurais préféré te blottir sous la couette ? Combien de fois t’es-tu forcée à la performance, pendant que le corps et l’âme appelaient au silence ? Nous sommes des femmes, mais nous fonctionnons souvent comme des « hommes à fond ». Nous dressons des listes de tâches, nous cochons les points faits, nous nous sentons coupables quand nous n’y arrivons pas. Et pourtant nous sommes nées pour un autre rythme.
Quelque part, nous nous sommes déconnectées de l’essence féminine. Nous avons cessé de percevoir que nous sommes cycliques – non comme une faiblesse, mais comme une force immense. Cette force aujourd’hui nous épuise plutôt, parce que nous la réprimons.
Il est temps d’admettre que nous vivons dans un monde masculin de la performance, qui ne nous appartient pas. Et que le retour à sa propre cyclicité est peut-être ce qui va enfin nous « recharger ».
La sagesse perdue – où nous avons perdu les cycles
Nos arrière-grand-mères savaient que le monde féminin n’est pas d’aller toujours à 100 %. Elles connaissaient les moments où il fallait peiner aux champs ou à la récolte, mais elles savaient aussi quand venait la période de silence et de calme. Elles n’étaient pas seules. Elles plumaient, lavaient le linge à la rivière, s’asseyaient ensemble et parlaient. Elles partageaient joies et soucis, se racontaient le corps, les accouchements, les hommes, la vie.
Les filles grandissaient entourées d’une communauté féminine. Elles avaient sous les yeux des femmes qui leur montraient comment vivre en accord avec le rythme de la nature et de leur propre corps.
Et ce n’étaient pas des « bla-bla ésotériques », simplement une partie normale de la vie.
Chaque femme savait qu’il y a des jours où elle peut construire une grange, et des jours où elle a seulement besoin de s’asseoir près du poêle et de se taire.
Quand le cercle des femmes a-t-il disparu ?
Seulement, ce « cercle » s’est quelque part rompu. Avec l’arrivée de la révolution industrielle, nous nous sommes déconnectées de la nature et nous nous sommes branchées aux pointeuses d’usine et aux réveils. La femme n’avait soudain plus le temps pour son corps, parce que l’attendait le poste à l’usine puis un autre « poste » à la maison. À la place du partage d’histoires entre femmes est arrivée la pression de la performance et de la survie.
À la place des rituels et de l’enseignement aux filles du corps féminin, il n’est resté que « tu dois tenir ». La sagesse féminine a disparu derrière les portes des usines, et avec elle le respect naturel de la cyclicité.
L’égalité, mais au prix de l’adaptation
Puis est venu le féminisme et a ouvert aux femmes les portes d’un monde jusqu’alors exclusivement masculin. Soudain nous pouvions étudier, entreprendre, être libres. Seulement, avec cette liberté, nous avons aussi pris les règles masculines.
Nous avons commencé à fonctionner de façon linéaire, sans fluctuations, à un rythme qui n’est pas naturel au corps féminin. Aujourd’hui nous vivons dans un système où l’on attend que nous allions à fond chaque jour, sans égard à ce que notre corps nous dit.
Peut-être que ce n’est pas la force qui nous manque aujourd’hui. Peut-être que c’est le ralentissement et l’écoute de ce que nos grand-mères essaient de nous dire à travers le sang qui murmure et les feuilles qui tombent.
Et pour finir...
Peut-être que ça a maintenant plus de sens, pourquoi certains jours tout t’amuse et d’autres tu as envie d’éteindre le téléphone et de te glisser sous la couette. Et c’est normal. Peut-être est-il temps d’arrêter d’être dure avec toi-même et de te regarder d’un regard nouveau.
Parce que chacune de nous peut à nouveau trouver le chemin du retour. Non le chemin vers les anciennes obligations, mais vers son rythme. Vers la sagesse féminine, qui ne se mesure pas selon la performance, mais selon le sentiment de plénitude et de calme.
Alors ? Tu vas la prochaine fois écouter ce que ton corps te murmure ?
Rituel pour le retour à soi : Silence et ralentissement
- Trouve un endroit calme, où personne ne te dérangera.
- Allume une bougie ou prépare-toi un thé chaud.
- Ferme les yeux et pose les mains sur le cœur ou sur le bas-ventre.
- Respire lentement et perçois ce qui se passe à l’intérieur – sans juger.
- Dis-toi en silence : « Je m’autorise à ralentir et à être ici et maintenant. »
- Quand tu sentiras que le souffle a ralenti, remercie ton corps de t’accompagner.
Affirmations pour chaque jour
- « C’est bien de ralentir. »
- « Mon calme est le fondement de ma force. »
- « Je m’autorise à être en accord avec mon propre rythme. »
- « Je suis une femme et j’honore mon temps intérieur. »
- « La force de mes cycles est un don, pas une faiblesse. »
- « Je reviens à ma nature féminine. »
- « Je m’autorise à ralentir et à vivre en accord avec moi. »
- « J’écoute le rythme de mon corps et de mon âme. »