Mon corps ne vient pas d’un filtre

Les réseaux sont pleins de corps parfaits, mais la réalité est ailleurs. Boutons, vergetures, odeur des chaussures, humeurs, complexes. On connaît tous ça, on n’en parle juste pas beaucoup. Lis l’histoire d’une fille qui apprend à accepter son corps entre filtres et likes.

i Tým autorů Calmory
Sexualité, corps et confiance en soi
3 min de lecture 01.10.2025

Tous les jours TikTok. Partout des filles comme sur une affiche. Cheveux parfaits, bouche de pub, ventre plat comme une planche.
Moi, le matin, je me lève, je regarde dans le miroir et j’ai des boutons, des cernes et des cheveux qui sont déjà gras le deuxième jour. Je me dis : « Sérieux ? C’est ça, mon corps ? »

J’ai commencé à porter d’énormes sweats et des pantalons XXXL. Tout cacher. Que personne ne me voie. Maman me dit tout le temps que je suis belle. Sauf que c’est maman. Maman est obligée.
Je ne sais toujours pas ce qui m’arrive. Parfois je ne mange pas, puis je me goinfre, parfois je m’entraîne jusqu’à avoir des bleus. Je ne sais pas pourquoi. Je ne sais juste pas.

Un jour, au grenier, dans une boîte, j’ai trouvé de vieux jeans de maman. Ils étaient vraiment cool. Je les ai mis et je suis allée à l’école. Les garçons ont regardé, les filles ont regardé, pour la première fois j’ai entendu que j’avais un joli cul. Genre… vraiment ? Moi ? C’était bizarre, mais un moment je me suis sentie autrement.

Et à la maison ? La réalité. Mon frère rentre de l’école, se déchausse et l’odeur de ses chaussettes tuerait même un ennemi. Maman lui hurle déjà depuis le salon de régler d’abord les pieds et ensuite d’entrer. Et moi je me tords de rire, parce que c’est tous les jours. Chacun de nous a quelque chose. Moi mes boutons et mes complexes, lui ses pieds qui puent. On est juste originaux.

Mais ensuite j’ouvre encore le mobile. TikTok. Insta. Filtres. Retouches. Des filles qui ont l’air de n’avoir jamais pué après le sport. Des garçons qui ont l’air de n’avoir jamais mangé trois baguettes d’un coup. Et moi ? Toujours moi. Boutons, cheveux, humeurs. Parfois j’ai envie de tout cacher, de disparaître, de changer.

 

Un mot pour toi de Calmory

Peut-être que tu te reconnais. Peut-être que toi aussi tu te sens moche dans ton propre corps. Peut-être que tu te punis avec des régimes, des crises de boulimie, en te cachant. Peut-être que tu penses à l’automutilation.
Tu n’es pas seule ou seul là-dedans. Ton corps change. Il est perdu comme ta tête, mais il n’est pas cassé.

Ce qui peut aider :

  • Dire à quelqu’un ce que tu vis (à une amie, à un adulte, à un thérapeute).
  • Poser le mobile au moins un moment et faire quelque chose qui te plaît. Courir, danser, rire.
  • Te rappeler que même les boutons, les vergetures, l’odeur des pieds transpirés et les cernes font partie de la vie.

Si tu as le sentiment de vouloir te faire du mal, ou que tu te fais déjà du mal, tu n’es pas bizarre. Tu as besoin d’aide, pas d’un jugement.
Tu peux appeler le 119 (enfance en danger) ou le Fil santé jeunes (0 800 235 236). C’est anonyme et personne ne te jugera.

Techniques rapides de Calmory, que tu peux essayer tout de suite :

  • 3 inspirations par le nez et de longues expirations par la bouche – tu ralentis le pouls, le corps comprend que tu es en sécurité.
  • Bois un verre d’eau – l’eau calme l’estomac et la tête.
  • Pose une main sur la poitrine et dis-toi tout bas « Je suis là » – un ancrage simple.
  • Ferme les yeux et écoute de la musique – un seul morceau, que tu aimes.
  • Brève visualisation : imagine que ton souffle est une vague qui emporte la tension.

 

Klid se dá naučit.

Začněte s Calmory ještě dnes.

Dostupné nyní pro iOS a Android

Naskenujte QR
a stáhněte si aplikaci

QR Code